Plateau Ciné Droit Libre avec Thierry Michel (Cinéaste, Belgique)

Plateau spécial "Droit Libre TV" dans le cadre du festival Ciné Droit Libre avec Thierry Michel , cinéaste documentariste belge. Thierry Michel était présent à Ouagadougou pour présenter son nouveau film "L’homme qui répare les femmes", sur le célèbre docteur Mukegwé qui se bat pour la dignité et le respect des femmes victimes de viol à l’est du Congo RDC. Film qui a d’ailleurs remporté le Prix du Public lors de Ciné Droit Libre.
 

Plateau Ciné Droit Libre avec Master Soumy (Mali)

Plateau Ciné Droit Libre avec Ismaïla Doucouré alias Master Soumy, artiste rappeur et membre des Sofas, un mouvement citoyen malien. Le parolier est actuellement une tête d’affiche du Rap malien et un exemple de réussite pour la jeunesse malienne. Nous avons échangé avec lui, sur son parcours, sa vision du mouvement rap et sa présence à Ouaga dans le cadre du festival Ciné Droit Libre.
 

Ciné droit libre : Pari réussi pour l’édition post-insurrectionnel


Les rideaux sont tombés sur la onzième édition du festival ciné droit libre qui a fait la part belle à la jeunesse africaine à travers le thème : « Quand la jeunesse se met débout… ». C’était ce samedi 4 juillet avec la proclamation des palmarès.

 


La onzième édition du festival ciné droit libre s’est tenue dans un contexte post-insurrectionnel mais elle a réussi le pari. Ciné droit libre, ce festival qui offre un cadre d’expression libre, de projection de film engagés a fortement contribué à l’éveil des consciences de  la jeunesse burkinabè qui apporté le changement historique des 30 et 31 octobre 2014.

Pendant une semaine – du 28 juin au 4 juillet- ciné droit libre a offert une fête de films engagés et/ ou militants défendant les droits humains, la démocratie et la liberté d’expression pour une Afrique libre et juste. Des projections qui ont été suivi de débats animé par d’éminentes personnalités tels Anas Anas, Newton Ahmed Barry, Fadel Barro, Valsero etc.
 

Pour une 11ème édition, elle a été d’un succès selon Luc Damiba, président de l’association semfilms. «  Cette édition a été un exécutoire pour une jeunesse impatiente, un espace d’expression et de promotion de la liberté d’expression par le film et la musique. La parole a été doublement libérée. Le public a trouvé un espace pour voir des films, débattre et rencontrer des réalisateurs engagés ; et s’engager eux-mêmes », a-t-il dit.

Pour la première fois, des mouvements sociaux de l’Afrique se sont rencontrés au cours de cette édition du festival ciné droit pour conjuguer leur effort. Pendant deux jours d’échange, le bilan des actions et des perspectives ont été glané. Au nombre d’une vingtaine, ils ont pris l’engagement de mettre en place une plateforme panafricaine des mouvements citoyens.

Le festival, cette année a été marqué par une affluence du public. Que ce soit au ciné Burkina d’où a eu lieu la cérémonie d’ouverture, dix ans après, car toujours refusé par le régime déchu, d’autres espaces comme le CITO, le village, etc ont été ouvert pour des projections de films engagés.

Palmarès des prix

Prix du public : Thierry Michel avec son film « L’homme qui répare les femmes ».

Prix du meilleur film de fiction sur les droits humains : « L’œil du cyclone » de Sékou Traoré

Prix de la meilleure œuvre - documentaire -  Burkinabè : « La sirène du Faso Fani » de Michel Zongo

Grand Prix Sergio Vieira de Melo : « Democrats » de Camilla Nelson.

Le jury a fait une mention spéciale à Stéphanie Valliatto pour son film, « Caricaturistes, fantassins de la démocratie ».

Le jury n’a pas manqué de faire des recommandations aux organisateurs du festival relative à la mise en place d’un comité de sélection des films qui se chargera de visionner les films de même niveau pour permette au jury de faire des comparaisons objectives.
Bassératou

Programme détaillé du festival Ciné Droit Libre



Trouvez le programme quotidien en cliquant sur ce lien

Master class au ciné droit libre : Des jeunes réalisateurs de diverses nationalités ont renforcé leur capacité


Les Master class ont bien eu lieu à cette onzième édition du festival ciné droit libre. C’était à l’Institut supérieur de l’image et du son. Trois réalisateurs à savoir Thierry Michel (Belgique), Michel Zongo (Burkina), Camilla Nielsson (Denemark) ont échangé avec de jeunes réalisateurs venus des pays de la sous-région ouest-africaine.

Mardi 30 juin, premier masterclass avec Camilla Nielsson du Danemark. Son film « Démocrats » raconte l’histoire de l’élite politique zimbabwéenne qui se bat pour l’encrage des principes démocratique qui définiront le futur du pays. D’une durée de 100 minutes, les étudiants sont restés captivés par l’écran témoignant ainsi leur intérêt au sujet. Il en été de même pour les films « l’homme qui répare les femmes » et « sirène de Faso dan fani ». A la fin de chaque film s’ouvre un débat qui permet aux étudiants de poser toutes les questions. Eux dont le chemin est encore long veulent tout savoir, ou du moins, maitriser les b.a-ba de leur métier, leur passion.
 
Pour Toussait Zongo, premier responsable de cette commission masterclass, il a été d’une formation assez condensé qui a permis d’aborder certains sujets dans leur profondeur. « Il s’est agi de montrer la conceptualisation, l’écriture, la réalisateur d’un film, le langage cinématographique…» explique le responsable de la commission. Et d’ajouter que tant avec la réalisatrice qu’avec les deux hommes les réactions n’ont pas été les moindres. Ils ont sans doute bien renforcé leur capacité en matière de cinéma.

Rendez-vous est pris pour la 12ème édition en 2016.
Bassératou

Espace enfant du festival Ciné droit libre : On a parlé de droits humains et de liberté d’expression


Joy le Soldat, artiste engagé évoluant dans le domaine du rap a énormément échangé avec les tout-petits sur les questions de droits humains, de droits des enfants, de liberté d’expression. Pendant deux jours - du 2 au3 juillet- les enfants ont pris connaissance des idéaux et objectifs de ciné droit libre. « Nous leur avons expliqué ce que c’est que ciné droit libre. Les différentes activités qui sont mené pendant le festival….», explique Samirah Dera, responsable de la commission espace enfant de la onzième édition du festival.
 
C’est, en effet, une centaine d’enfants, issue de deux écoles primaires de Ouagadougou qui ont échangé avec le rappeur sur différents sujets à leur porté. Ont-ils aussi visionné de petits films suivi de discussions afin qu’ils comprennent le sujet qui est abordé.


Cet espace réservé aux enfants  est selon Samirah Dera une très bonne initiative à pérenniser. A l’en croire, des enfants qui ont participé l’année passée ont reconnu des figures emblématiques tels que Martin Luther, Nelson Mandela lorsqu’on leur a présenté les photos de ces derniers. C’est dire alors que d’une manière ou d’une autre ils retiennent des images et/ou des échanges.
 

Leila Diallo fait partie de ces enfants qui ont participé à la rencontre. A la sortie et l’air toute joyeux elle avoue avoir beaucoup appris du rappeur Joe le soldat. « Je suis très contente », dit-elle. Une joie que partage Joe le soldat de s’être entretenu avec les tous petits avec qui il a lui-aussi appris beaucoup de choses. Ciné droit libre ! C’est donc toujours du donné et du recevoir pour nourrir l’esprit sur le respect des droits humains.
Bassératou

Le Carrefour international a fait ses dernières projections pour Ciné Droit Libre


Les dernières projections du Ciné Droit Libre 2015 au Carrefour international du Théâtre de Ouagadougou a eu lieu ce mercredi 1er juillet 2015. Les cinéphiles ont pu voir "L'homme qui répare les femmes" de Thierry MICHEL, et "Farafin ko, une cour entre deux mondes" de Vincent SCHMITT, Aicha BORO et Claude LETERRIER.

 


"Farafin ko, une cour entre deux mondes", a été le tout dernier film projeté au CITO pour le 11e Ciné Droit Libre. Il retrace la vie d'une grande famille qui habite la même cour, quelques mois avant l'insurrection d'octobre 2014 au Burkina Faso. 
Les réalisateurs Vincent SCHMITT, Aicha BORO et Claude LETERRIER ont voulu présenter la vraie vie dans cette famille: les scènes de la vie quotidienne, les difficultés, les amitiés et les disputes, tout y est.
 On retrouve tout au long du film des scènes très belles malgré ou justement à cause de leur simplicité.
Même si parfois on se demande où elle veut nous conduire, on se rend compte au long de l’œuvre que la vie n’est pas simple, et que les esprits s’échauffent doucement en espérant des jours meilleurs. On se dit que tout ira bien un jour, et le soir autour du thé on discute de ce que les dirigeants du pays devraient faire pour une meilleure vie. Quelque chose semble se préparer…

Pour le film "L'homme qui répare les femmes", le réalisateur Thierry Michel a suivi le Docteur Mukwege en 2014, dans sa lutte pour sauver les femmes et les filles qui subissent des agressions sexuelles en République Démocratique du Congo. Ce brave homme ne recule devant aucun effort pour réparer des milliers de femmes violées durant 20 ans de guerre civile dans ce pays d’Afrique Centrale. Des nombreuses opérations chirurgicales aux séances de thérapie de groupe, en passant par les actions de plaidoyer en faveur de ces victimes, il est sur tous les fronts.

Au gré de ces périples, le spectateur découvre les souffrances de ces femmes qui perdent souvent l’essence de leur vie après que leur chemin ait croisé celui d’un homme sans scrupules. Et l’horreur atteint son comble quand les chirurgiens doivent réparer une fillette d’à peine 2 mois qui a été violée par un homme… Pour le Dr Mukwege, tous ces malheurs ont leur source dans les enjeux financiers qui se font autour des richesses dont regorge le pays. Le film fini d’ailleurs sur son interrogation : "Est-ce que nous allons pouvoir vivre un jour en paix dans ces pays vastes et riches? Ces si beaux pays."
Stella